Le projet Restauration d’habitats du poisson au sud de la péninsule gaspésiennemené par le Comité ZIP Gaspésie de 2023 à 2027, vise la restauration d’habitats aquatiques essentiels aux populations de poissons dans le sud de la péninsule. 

Ce projet a été rendu possible grâce au financement de Pêches et Océans Canada, par l’entremise du Fonds de restauration des écosystèmes aquatiques (FRÉA). 

Démarche

À la suite d’une analyse à grande échelle des herbiers aquatiques du sud de la Gaspésie, trois sites ont été sélectionnés pour la caractérisation :  

  • le barachois de la rivière du Grand Pabos (Chandler);  
  • le barachois de la rivière Malbaie; 
  • Boom Defense.  

Le barachois de la rivière du Grand Pabos a été retenu pour la restauration, puisque l’herbier de zostère marine y a diminué en superficie au cours des dernières années et s’est fragmenté. Les travaux de restauration visaient à rétablir cet herbier par le prélèvement de plants dans un herbier donneur, suivis de leur transplantation vers des secteurs dégradés. 

L’herbier donneur, situé dans le barachois, correspond à une zone située au cœur de l’herbier où la zostère est dense et en bon état écologique. La transplantation consiste à prélever des plants de zostère marine à un endroit afin de les replanter dans un autre. 

La zostère marine

La zostère marine (Zostera marina) forme de véritables prairies sous-marines qui jouent un rôle crucial pour la vie marine. Ces prairies servent de garde-manger, de pouponnière et de refuge pour de nombreuses espèces de poissons. Elles contribuent également à stabiliser les sédiments, à séquestrer le carbone, à filtrer l’eau et à soutenir la biodiversité. 

Méthodes de restauration

Deux méthodes ont été utilisées : 

  1. Technique par motte : prélèvement d’une motte de zostère avec ses sédiments, puis transplantation dans le site de restauration. 
  1. Technique par brin : séparation de la motte en tiges individuelles et transplantation de celles-ci. 

Ces interventions ont été réalisées à deux périodes de l’année, soit au début du mois de juin et à la fin de l’été (de la fin août au début septembre). Ce choix visait à tester différentes périodes de transplantation, notamment afin de vérifier si des conditions plus tardives pouvaient offrir de bons résultats, tout en évaluant la faisabilité logistique de telles interventions. 

Des suivis écologiques ont également été effectués afin de documenter les taux de reprise et d’adapter les méthodes, ainsi que les périodes de transplantation, en fonction des résultats obtenus. 

Au total, environ 5 500 d’herbier de zostère auront été restaurés à la fin du projet. Jusqu’à présent, environ 5 000 ont été restaurés, et 500 supplémentaires le seront au cours de l’été 2026. Ces interventions contribuent à reconnecter des herbiers fragmentés et à créer des corridors écologiques favorables aux poissons. 

Sensibilisation et valorisation 

Le projet comprend également un volet de sensibilisation et de valorisation. Des outils éducatifs, dont des panneaux d’interprétation, permettent de faire connaître l’importance des herbiers marins, tant pour leur rôle écologique que pour leur valeur historique et culturelle auprès des communautés locales. Ces panneaux sont installés en périphérie du barachois de la rivière du Grand Pabos ainsi que du barachois de la rivière Malbaie. 

Le documentaire Un plant à la fois, réalisé par Moïse Marcoux-Chabot, illustre le travail de terrain réalisé dans le cadre du projet et sensibilise à l’importance des habitats côtiers pour la biodiversité. 

Bande-annonce Un plant à la fois

Moïse Marcoux-Chabot – Photo par Denis McCready

Réalisateur

Moïse Marcoux-Chabot s’inspire du cinéma direct et de l’anthropologie visuelle pour documenter avec sensibilité la résistance, la résilience et la poésie de l’existence. Il inscrit sa pratique documentaire dans la ruralité gaspésienne et marque les imaginaires avec le court-métrage Lespouère (2013) et la série Ramaillages (ONF, 2020). Basé à Mont-Saint-Pierre, il collabore avec de nombreux artistes, organismes et institutions de la Gaspésie comme photographe, vidéaste et pilote de drone. https://moisemarcouxchabot.com

Collaboration et partenariats

Le projet est mené en collaboration avec plusieurs partenaires locaux et régionaux, dont d’autres comités ZIP du secteur marin, ainsi que l’Association halieutique autochtone Mi’gmaq et Wolastoqey (AGHAMW). Ces collaborations permettent le partage d’expertise, maximisant ainsi l’impact des interventions de restauration.

Pour suivre l’évolution du projet et rester informés, rendez-vous sur notre page Facebook. Cliquez sur le lien pour ne rien manquer !

Communique de presse_annonce du projet FREA_Mars 2024.docx